Nov 26


C’est la question que nous nous étions posée le 4 juin dernier, rassemblés en la salle Patria pour évaluer l’année écoulée et entrevoir des pistes pour l’avenir…

Oui, comment partager ce trésor de la foi si précieux à nos yeux de chrétiens mais qui n’attire plus les foules, surtout les jeunes générations ?

Les églises se vident !

Ces jeunes, le père Ph. Bacq, s.j., professeur au Centre de formation « Lumen Vitae » de Bruxelles en parle assez vite dans son exposé de vendredi dernier, comme de tous ceux qui sont « en dehors du jardin » (de l’Eglise).

Il nous invite à ouvrir l’Evangile, la source vive, pour nous laisser interpeller et transformer notre manière d’aborder et de réfléchir la question. C’est ainsi que nous entendons Jésus proclamer : « Heureux les pauvres, les doux, les miséricordieux, les assoiffés de paix, de justice, le Royaume des cieux est à eux, ils seront appelés fils de Dieu »… même s’ils ne viennent jamais à la messe….

Dès lors, ne nous culpabilisons pas de ne pas les voir dans nos assemblées mais réjouissons-nous car « ces ouvriers de Royaume », Dieu les engendre à être ses fils et ses filles… même sans baptême…

De cette parole du Christ comme de toute sa vie, le père Bacq retira le visage d’un Dieu qui ne s’est pas fait proche de nous pour lui mais pour nous : le Christ guérit, redresse les hommes, les relance aux chemins de la vie, mais tous ne le suivent pas, Il ne les appelle pas tous…Mystère de l’appel !

Et ici, souligne notre orateur, l’important est que ceux qui le suivent en témoignent sans tristesse ni chantage : qu’ils puissent dire que, si Dieu n’existait pas, ils ne seraient pas tout à fait eux-mêmes, il leur manquerait quelque chose !
Et d’ajouter qu’une telle relation ne peut se vivre sans une communauté vivante, et de rêver alors à des apôtres envoyés dans divers milieux de vie hors du « jardin » pour se mettre au service des autres, travailler à un monde plus humain et peut-être ouvrir des chemins de foi et de réconciliation avec cette Eglise si souvent en décalage avec ce monde que Dieu aime.

Une soirée riche de réflexion, de fraternité et qui a aidé à se situer devant la crise : déculpabilisés mais pas moins motivés à ouvrir des chemins pour une foi vivifiante !

Abbé Philippe DUMONT

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