Mai 10

De longue date, je m’étais engagé auprès de la rédaction à écrire un article sur Catéchèse en paroisse et Cours de religion à l’école. Le contexte politique en a décidé autrement. Comme vicaire épiscopal de l’Enseignement, à la lumière des nouvelles dispositions décrétées par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, j’ai initié une réflexion menée en bonne intelligence avec les services diocésains de la catéchèse et de l’initiation chrétienne, et de l’inspection du cours de religion. Au terme de celle-ci, notre évêque avec son conseil et les doyens principaux a adressé une communication à l’attention des unités pastorales et de tous les acteurs qui ont à cœur l’éducation religieuse des enfants et des jeunes (parents, catéchistes, accompagnateurs, enseignants de la religion,…)
Je vous en souhaite bonne réception et vous remercie pour sa large diffusion.

Ceci pour l’Enseignement officiel. Quant à l’Enseignement catholique, les deux heures de religion sont maintenues et l’Education à la philosophie et à la citoyenneté sera déclinée à travers les programmes de plusieurs cours.

Jacques Piton, Vicaire épiscopal de l’Enseignement

 

Les parents sont les premiers responsables de l’éducation morale et religieuse de leur enfant.

Ainsi, la Constitution belge garantit aux parents la liberté de choix du réseau d’enseignement (libre ou officiel) où ils souhaitent scolariser leur enfant. En Fédération Wallonie-Bruxelles, dès septembre 2016 dans le Primaire et 2017 dans le Secondaire, les parents qui choisissent l’enseignement officiel pour leur enfant se trouveront devant une alternative :

  1. Une heure obligatoire commune d’Éducation à la philosophie et à la citoyenneté (EPC) et une heure d’une des religions reconnues dont la religion catholique ou une heure de morale non confessionnelle.
  2. Une heure obligatoire commune d’EPC et depuis l’arrêt de la Cour constitutionnelle de mars 2015, une seconde heure complémentaire de ce même cours.

Par ailleurs, des parents choisissent d’inscrire leur enfant dans un cheminement de foi à la suite du Christ. Ils demandent à l’Eglise de l’accueillir et de le préparer à célébrer les sacrements de l’Initiation chrétienne: baptême, confirmation et eucharistie. Les parents exercent ainsi leur liberté et leur responsabilité de parents chrétiens.

Le choix de l’Initiation chrétienne en paroisse implique logiquement le choix du Cours de religion catholique à l’école. C’est une question de cohérence. Le Parcours catéchétique et le Cours de religion sont complémentaires et peuvent ainsi permettre aux enfants, par des voies différentes, de devenir chrétiens.

En cas de situations exceptionnelles on s’en référera au doyen principal.

Citoyens chrétiens dans une société multiconvictionnelle, nous savons que la recherche du visage de Dieu et de la signification de l’Eglise est très importante. Aussi, je tiens à soutenir et à encourager les principaux acteurs de l’éducation religieuse des enfants :

  • les parents chrétiens qui font de leur mieux pour éduquer leurs enfants en les éveillant aux questions fondamentales de la vie et de la foi;
  • les catéchistes et les accompagnateurs qui font goûter aux enfants la prière, la beauté d’une célébration, le bonheur de faire Église ensemble entre générations, la joie du service…;
  • les instituteurs, les professeurs et les maîtres de religion catholique qui exercent leurs compétences pédagogiques en introduisant les élèves à l’intelligence des ressources de la foi chrétienne. Depuis quelques mois, les cours de religion font l’objet de débats. Certains pensent qu’ils vont être supprimés. Je tiens à redire que je soutiens avec force tous ceux qui sont engagés dans l’enseignement de la religion catholique.

Que ces trois catégories d’acteurs coopèrent au mieux dans l’intérêt des enfants à l’aube de leur vie chrétienne, c’est mon plus vif souhait !

Tournai, 2 mai 2016
+ Guy Harpigny, Evêque de Tournai

 

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